BECKETT / MALONE MEURT

Quand je m’arrête, comme tantôt, les bruits reprennent avec une force étrange, ceux dont c’est l’heure. De sorte qu’il me semble retrouvé l’ouie de ma jeunesse. Alors dans mon lit, dans l’obscurité, les nuits de tempête, je savais faire la part, dans le hurlement du dehors, des feuilles, des branches, des troncs gémissants, de l’herbe même et de la maison qui m’abritait. Chaque arbre avait sa façon de crier, comme par temps calme son murmure. J’entendais au loin son portail en fer tirer sue ses piliers et s’entrechoquer ses battants à claire-voie, par où s’engouffrait le vent. Et il n’était jusqu’au sable de l’année qui n’eut sa voix. La nuit sans souffle pour moi était une autre tempête, faite d’innombrables halètements, que je m’amusais à dépister.

 

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