GHÉRASIM LUCA – HERMÉTIQUEMENT OUVERTE

 

ERMETICAMENTE APERTA

l’amore il torrente il vuoto la sedia
la sedia vuota
la sedia torrenziale e vuota sospesa nel metavuoto
la metasedia è sospesa alla corda torrenziale del metavuoto
la metacorda serra e assorbe il metacollo torrenziale
di colui che è sospeso con la corda
al collo della donna
al collo fluido e fluttuante della sua metadonna
vuota torrenziale e seduta
la metadonna torrenziale è seduta sulla sedia
seduta sul vuoto della sua sedia
metafluttua perpetuamente nel metavuoto assoluto
dei miei desideri assolutamente torrenziali
assolutamente meteorica e sostanziale
la metatesta della metadonna sostanziale e meteorica
spunta come una freccia
tra la metacoscia dei miei sogni e il metadente dei miei desideri
freccia mordente e rapida
che s’appoggia leggermente piegata
allo schienale della metasedia dei miei sogni e dei miei desideri
sempre seduta sempre imprevedibile e assolutamente folgorante
la metadonna fluttua e metafluttua sempre nel vuoto
la sua piccola metafiamma visibile in trasparenza
brucia nell’interno torrenziale della sua testa
mentre vicino all’incandescenza della sua testa
poco sopra la sua lunga capigliatura meteorica
passa come una nuvola
nuvola provenuta dall’evaporazione istantanea
dei suoi vasti torrenti mentali
la grande tartaruga metafisica
la famosa tartaruga della metatortura eterna
minacciante col suo peso grigio torturante e metametafisico
il bel fisico carnale della metadonna
concretamente seduta sulla sua metasedia volante
volante fluttuante e seduta a sua volta
sulla sedia voluttuosamente sostenuta dai piedi dei miei sensi
dai miei cinque sensi dalle mille unghie
e dalle mille zampe della metasensualità passionale
tumultuosamente sorta nel metasudore
nella metasostanza infinita dei miei sensi
assolutamente sostanziali

[…]

trad. alfredo riponi

*

HERMÉTIQUEMENT OUVERTE

l’amour le torrent le vide la chaise
la chaise vide
la chaise torrentielle et vide suspendue dans le métavide
la métachaise est suspendue à la corde torrentielle du métavide
la métacorde serre et absorbe le métacou torrentiel
de celui qui est suspendu par la corde au cou de la femme
au cou flou et flottant de sa métafemme
vide torrentielle et assise
la métafemme torrentielle est assise sur la chaise
assise sur le vide de sa chaise
elle métaflotte perpétuellement dans le métavide absolu
de mes désirs absolument torrentiels
absolument météorique et substantielle
la métatête de la métafemme substantielle et météorique
surgit comme une flèche
entre la métacuisse de mes rêves et la métadent de mes désirs
flèche mordante et rapide
qui s’appuie légèrement penchée
au dossier de la métachaise de mes rêves et désirs
toujours assise toujours imprévisible et absolument fulgurante
la métafemme flotte et métaflotte toujours dans le vide
sa petite métaflamme visible par transparence
brûlant à l’intérieur torrentiel de sa tête
tandis que tout près de l’incandescence de sa tête
un peu au-dessus de sa grande chevelure météorique
passe comme un nuage
nuage provenu de l’évaporation instantanée
de ses vastes torrents mentaux
la grande tortue métaphysique
la fameuse tortue de la métatorture éternelle
menaçant de sa lourdeur grise tortionnaire et métamétaphysique
le beau physique charnel de la métafemme
concrètement assise sur sa métachaise volante
volante flottante et assise à son tour
sur la chaise voluptueusement soutenue par les pieds de mes sens
par mes cinq sens par les mille griffes
et par les mille pattes de la métasensualité passionnée
tumultueusement surgie dans la métasueur
dans la métasubstance infinie de mes sens
absolument substantiels
les beaux yeux les beaux seins les belles fesses métaphysiques
de la métafemme absolument substantielle
substantielle torrentielle et météorique
transgressent l’au-delà tortionnaire
de la métaphysique sans physique
transgressent et annulent le grand rien métaphysique
car toujours assise sur la métachaise météorique
de mes désirs météoriques infinis et torrentiels
la métafemme ouvre la femme
elle ouvre et découvre sa chair translucide
ses entrailles transcendantes sa chevelure transmissible
éruptive dévorante et dormante
son coeur transpercé par les balles transparentes
de mes caresses en transe
sa douce métavulve
sa noire métabouche
la transplantation innocente de la fleur de sa bouche
dans les terres aériennes de mes cuisses
la transmigration de la bouche de son âme
vers les cuisses de mon haleine
les transferts insolites
les transfusions insondables
la transmutation gigantesque de tous les métamétaux amoureux
météoriques torrentiels métamétéoriques et substantiels
la transmutation gigantesque perpétuelle et triomphante
du lait maternel
en lave météorique en métavide substantiel
en sperme en sperme et en métasperme universel
en sperme du diamant en sperme de ton cceur
en sperme noir de la métaluxure absolue
absolument luxuriante et absolument absolue

 

Ghérasim Luca, Héros-limite, Le Soleil Noir1953 e Librairie José Corti 1985

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