ALTHUSSER | LETTRES À HÉLÈNE

IMEC_ALTHUSSER

 

« J’ai un gros papillon de nuit sur mon papier : il m’invite au sommeil ».

« … et j’entends à un tournant de route, venant de derrière les arbres, un grand murmure farouche : la mer ».

« … le feu râle et nous vivons, mais le feu n’en sait rien, Pascal l’eût dit, le feu meurt et nous brûlons… »

« … et on se verrait riant dans les yeux, et on verrait le rire de près dans les yeux, de si près que nos lèvres riraient ensemble, à se toucher, se toucheraient sans cesser de rire, se reconnaîtraient dans leur silence tout nu… »

« Je suis rompu, tout à l’effort physique, une sorte de chaleur et de paresse biologique… »

« … car c’est pas l’inconscient qui souffre, au contraire il jouit de cette souffrance. L’inconscient, on peut dire au contraire qu’il souffre quand on est heureux, et il n’a de cesse que de guetter sa revanche… ».

« Ainsi, me voilà prisonnier de moi, dans cette chambre sans personne, où je ne tente que de dormir, et où il faudra bien que je tente un peu plus (lire) pour tenter de survivre ».

« A propos “poisson soluble dans l’eau” (Breton, Eluard ?) formule que je rapproche de Mao “être dans le peuple comme un poisson dans l’eau’” ».

 
(Louis Althusser, Lettres à Hélène, Grasset/IMEC, 2011)

 

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http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=1178

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